Illustration (olayola / Freepik / ImmoPotam).

DPE : l’UNPI interpelle Elisabeth Borne dans une lettre ouverte

Depuis le 1er janvier 2023, près de 190.000 logements, considérés comme les plus énergivores, ne peuvent être mis sur le marché locatif. Pour les propriétaires, cette interdiction de louer est un véritable casse-tête et ils aimeraient que le gouvernement songe à quelques ajustements.

Depuis le 1er janvier 2023, quelques 500.000 logements sont considérés comme étant les plus énergivores du parc immobilier puisqu’ils consomment plus de 450kWh/m² et héritent de la pire note (G+) au Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Dès lors, ces logements ne peuvent plus être proposés à la location (cela concernerait près de 190.000 biens) et leurs baux ne peuvent plus être renouvelés, même de façon tacite. Pour l’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (UNPI), si l’ensemble des propriétaires immobiliers ont conscience des enjeux environnementaux et comprennent l’importance de cette loi Climat & Résilience dressée en 2021, ils reprochent au gouvernement d’Elisabeth Borne un manque de cohérence, les laissant seuls face aux contraintes économiques, juridiques et techniques. Ils s’étonnent de la mise en œuvre d’un calendrier irréaliste à l’heure où le marché souffre d’une pénurie des matériaux et de main d’œuvre, du coût de la rénovation énergétique et de la hausse des prix des matières premières, de l’absence de fiabilité du DPE qui provoque le déclassement de nombreux logements, d’un manque de clarté pour les travaux à réaliser, d’un vide juridique pour donner congé à un locataire afin d’entreprendre des travaux de rénovation, de l’impossibilité de réaliser ces travaux dans une copropriété si ce n’est pas voté lors de l’assemblée générale, d’un refus du droit de surplomb par certains maires (ce qui empêche l’isolation par l’extérieur), de l’impossibilité de louer une surface inférieure à 9m² une fois l’isolation faite par l’intérieur et d’un flou sur les exceptions architecturales (bâtiments classés, maisons à colombage…). L’UNPI reproche aussi le délai très court pour entreprendre ces travaux face à la pénurie de main d’œuvre qui ne font qu’augmenter la facture finale et regrette que les travaux de rénovation des bâtiments publics soient de nouveaux financés par l’ensemble des propriétaires (seuls payeurs de la taxe foncière).

Dans ces conditions, l’UNPI – l’association nationale qui conseille et défend les propriétaires immobiliers vous demande, madame la première ministre, à ce que les travaux de rénovation énergétique engagés par les propriétaires immobiliers, occupants comme bailleurs, soient intégralement déductibles fiscalement, soit au titre de l’IR soit au titre du déficit foncier. La charge sera ainsi équitablement répartie sur l’ensemble des Français“, réclame l’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (UNPI), dans une lettre ouverte adressée à Elisabeth Borne. Pour l’UNPI, si aucune mesure n’est prise par le gouvernement, ce sont plus de deux millions de logements qui seront déclassés d’ici 2025 et plus de 11,6 millions de logements déclassés en 2034. Pour l’heure, face à toutes ces contraintes, de nombreux bailleurs font le choix de vendre leurs logements sans surmonter la difficulté de la rénovation.

Plus de renseignements sur cette pétition menée par l’UNPI

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