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Inflation : faut-il craindre le risque d’impayés ?

L’IRL, qui est actualisé chaque trimestre en tenant compte du coût de la vie, laisse craindre une forte inflation sur les loyers dans les mois à venir, ayant pour conséquence de voir de nombreux ménages plus en mesure d’honorer tous leurs engagements…

Chaque trimestre, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) publie l’Indice de Référence des Loyers (IRL), qui est calculé à partir de la moyenne (sur les douze derniers mois) de l’évolution des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers), qui sert de base pour réviser le loyer d’un logement (vide ou meublé) et qui fixe les plafonds des augmentations annuelles des loyers que peuvent exiger les propriétaires à la date anniversaire du bail. Inévitablement, si les prix à la consommation sont en fortes hausses depuis plusieurs mois, cela finit par se répercuter sur les loyers à payer par les locataires. Si au premier trimestre 2022 l’IRL a progressé de 2,48% en un an, de plus en plus de ménages commencent à avoir des difficultés pour honorer leur bail, alors même qu’il s’agisse d’une dépense prioritaire. Pour les gestionnaires locatifs, on observe que le nombre de loyers impayés à été multiplié par trois et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant au regard de la situation géopolitique en Europe. Si la Fondation Abbé Pierre n’a pas encore de recul sur le paiement des loyers, elle remarque que de nombreux foyers ont déjà du mal à régler leurs factures sur l’énergie, avec un défaut de paiement en hausse de 17% par rapport à 2019.

Les chiffres de nos impayés restent élevés par rapport à la normale. […] Sur 2.000 biens gérés, nous enregistrons un taux d’impayés proche de 3% au lieu de 1% seulement avant la crise du Covid“, peste Arnaud Hacquart, le président d’Imodirect, une plateforme de gestion locative, auprès du Parisien. Si certains ménages songent de plus en plus à acheter leur résidence principale pour bénéficier d’une mensualité fixe, de plus en plus de banques jouent la carte de la prudence en sélectionnant des dossiers qui ont un reste à vivre convenable et une épargne satisfaisante pour leur éviter de recourir à un prêt à la consommation en cas d’imprévu.

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