Illustration (Kei Scampa / Pexels / ImmoPotam).

5 questions à… Marie Pistinier (Lokim / SPLM)

Après deux années de Covid, Marie Pistinier, directrice de l’agence Lokim et présidente du Syndicat des Professionnels de la Location Meublée (SPLM), admet que le marché de la gestion locative a dû se réorganiser, pour laisser plus de place à l’émergence du télétravail et devant s’adapter face à une clientèle internationale plus discrète.

Après plusieurs confinements, on parle beaucoup de ménages qui rêvent d’acheter un logement plus grand et plus vert. Mais avec le prix de l’immobilier toujours en hausse, j’imagine qu’entre les transactions et la gestion locative, vous devez être particulièrement sollicitée. Parlez-nous de votre activité !

En effet, cette pandémie nous a tous changé et Lokim ne déroge pas. Lokim est une agence parisienne, créée en 2005, qui a gardé une structure à taille humaine. Nous avons trois activités principales : la location meublée à destination d’une clientèle française et internationale, la gestion locative ainsi que la transaction. Les internationaux sont moins présents depuis mars 2020 et nous sommes impatients de les accueillir tous à nouveau (étudiants, expatriés, entreprises…). Cet accompagnement multilingue est important pour nos locataires mais aussi pour nos bailleurs, acquéreurs et vendeurs.

Quelle serait la plus belle rencontre que vous ayez faite dans l’immobilier ?

J’ai fait beaucoup de belles rencontres dans ma vie professionnelle. Mais je pense en particulier à Jean-Marc Agnès qui, lorsque nous nous sommes rencontrés il y a plus de dix ans, menait la création du SPLM (Syndicat des Professionnels de la Location Meublée). L’objectif : réunir les professionnels. Et, pour un chef d’entreprise, se retrouver entre pairs est un réel moteur de développement et de remise en question. Jean-Marc a présidé pendant plusieurs années.

Avec votre expérience dans l’immobilier : quelle serait l’anecdote la plus croustillante ?

Je ne pourrais rien dévoiler, bien sûr, mais, en plus de quinze années, nous sommes passés par des demandes farfelues de clients notamment touristes (services, type de biens, etc.), des célébrités pas toujours très célèbres qui espèrent des avantages / gratuités, des maris qui ne souhaitent pas voir apparaître le nom de l’agence sur ses relevés, des tentatives de fraudes dignes des années 70. Mais fort heureusement ce n’est pas notre quotidien et, dans l’immense majorité des cas, cela se passe très bien.

Après une multitude de confinements, comment voyez-vous évoluer ce secteur d’activité ?

D’un point de vue micro-économique, avec une petite structure et des collaborateurs flexibles, nous avions déjà entamé certains changements et la pandémie a accéléré les choses. Coté clients / locataires, les demandes d’espaces de travail au sein des logements sont fréquentes, les entreprises qui “envoyaient” des équipes à Paris ou en France ont réduit ces demandes (le télétravail ayant répondu aux besoins tout en réduisant les coûts). Coté ventes, à Paris, nous n’avons pas eu la ruée annoncée mais en effet certaines demandes ont évolué. A l’heure où je vous parle, les confinements sont terminés mais pas la pandémie. Je crois que nous sommes toujours dans l’attentisme pour certains. Les professionnels doivent s’adapter (et ils le font plutôt bien je trouve).

Vous êtes ministre du Logement dans un prochain gouvernement* : que feriez-vous en faveur de l’immobilier et du BTP ?

Nous sommes dans une pure fiction, bien sûr ! Compte tenu des multiples réglementations depuis la loi ALUR (2014), la loi ELAN (2019) et la loi Climat & Résilience (qui nous met face à un chantier énorme pour les particuliers et les professionnels) : est-ce qu’il ne serait pas temps de revoir les plus anciennes, de vérifier si les réglementations fonctionnent et s’il ne faut pas en corriger / adapter certaines en concertation ? Plutôt que d’ajouter une énième réglementation ou un nouveau grand chantier ?

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*L’interview a été réalisée avant l’élection présidentielle de 2022 : la réponse est dissociée de l’actualité et de tout partisanisme politique.

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