Illustration (ChiralJon / Flickr).

Royaume-Uni : aux constructeurs de réparer les risques d’incendie

Suite à l’incendie meurtrier de la Grenfell Tower (Londres) survenu en juin 2017, les propriétaires de logements construits avec des matériaux dangereux se retrouvent avec des appartements invendables. Le gouvernement britannique promet une nouvelle législation qui protégera les propriétaires des coûts de tous les défauts de sécurité des bâtiments post-Grenfell, pas seulement des revêtements combustibles.

Dans la nuit du 13 au 14 juin 2017, le terrible incendie de la Grenfell Tower (Londres) faisait 72 morts et le revêtement posé sur cette tour, composée de plaques de composites d’aluminium et polyéthylène, était la principale cause de ce drame (en attendant le rapport définitif prévu pour fin 2022). Et, comme après chaque drame, le gouvernement a cherché à apporter des solutions pour que celui-ci ne se reproduise plus. Il a alors était décidé dans un premier temps que les propriétaires de ces logements à risques prennent à leurs charges les coûts de ces réparations. 4 milliards de livres sterling (4,80MM€) : c’est le montant estimé par les pouvoirs publics pour couvrir les réparations de tous les bâtiments défectueux. Mais s’il a longtemps été envisagé de faire supporter cette charge financière sur les épaules des propriétaires, le gouvernement de Boris Johnson (Conservateur), face au tollé provoqué par une telle situation, a dû revoir sa copie.

Ceux qui ont fabriqué des revêtements et des isolants combustibles, dont beaucoup ont fait d’énormes profits même au plus fort de la pandémie, doivent payer maintenant au lieu des occupants“, a prévenu Michael Gove, le ministre du Logement britannique, lors de son intervention devant les parlementaires ce lundi. Dorénavant, ce sont aux constructeurs de prendre à leurs charges les coûts des travaux s’ils ne veulent pas s’exposer à des hausses d’impôts (de l’ordre de 4% pendant dix ans) mises spécialement en place par Rishi Sunak (le ministre des Finances). Du côté de la Home Builders Federation, la principale fédération des constructeurs d’habitations, si on accepte l’idée que les propriétaires ne devraient pas avoir à payer pour réparer ces revêtements, on ne serait pas contre la mise en place de mesures fiscales incitatives pour soutenir le secteur. Enfin, pour les propriétaires qui ont déjà payé pour réparer leurs immeubles, il n’est pas garanti qu’ils recevront une indemnisation rétroactive…

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