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Réchauffement climatique : 50.000 logements directement concernés ?

En France, avec le réchauffement climatique tel qu’anticipé par les experts du GIEC, près de 50.000 logements, d’une valeur immobilière totale de 8 milliards d’euros, seraient concernés par le risque de recul des côtes d’ici 2100. Mais certains maires refusent d’intégrer la liste de 300 communes vulnérables au recul du trait de côtes dressée par le gouvernement.

Alors que le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) vient de dévoiler le deuxième volet de son sixième rapport, ces scientifiques alertent la France hexagonale sur son niveau actuel de réchauffement (+1,09°C par rapport à l’ère pré-industrielle) et les risques d’un réchauffement de +2,7°C d’ici 2100. Si un réchauffement de 3°C pourrait doubler ou tripler le nombre de morts, cela réduirait aussi les habitats des animaux en modifiant de manière irréversible les écosystèmes, entraînerait des pertes agricoles liées à la sécheresse et à la chaleur et aurait pour effet de provoquer des inondations tout en favorisant la montée des eaux. Face à ce scénario catastrophe hautement probable et au risque d’érosion du littoral, la loi Climat & Résilience a créé, à l’initiative du gouvernement, une liste de 300 communes vulnérables au recul du trait de côtes. Les habitants directement concernés par cette situation, qui se doutent déjà que l’Etat ne sera pas en mesure d’indemniser toutes les victimes de la montée des eaux, ont conscience que la mer devient une menace et que la nature peut être amenée à reprendre ses droits par rapport aux constructions humaines. Si un maire sur cinq refuse d’intégrer cette liste de 300 communes vulnérables, c’est avant tout pour ne pas accepter de règles contraignantes dans l’espoir de bénéficier d’un soutien financier de l’Etat pour investir dans des digues et des protections côtières.

Il doit y avoir un effort financier des communes. Mais sans l’accompagnement de l’Etat, on sera incapable de faire face“, prévient Thierry Granturco, maire de Villers-sur-Mer (Calvados) et opposé à cette liste, aux journalistes de France 2. Pourtant, du côté de la majorité, on assure qu’en intégrant cette liste, les communes bénéficieront d’outils financiers et de moyens d’évaluations des biens face à la nécessité d’expropriation. Malgré cet hypothétique déni de réalité, près de 50.000 logements, d’une valeur immobilière totale de 8 milliards d’euros, sont concernés par le risque de recul des côtes.

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