Illustration (wayhomestudio / Freepik / ImmoPotam).

Les Français ont perdu 6m² de pouvoir d’achat en cinq ans

Dans une étude menée par Meilleurs Agents, les Français ont perdu en moyenne 6m² dans les grandes villes de France entre 2017 et 2022. Mais certaines d’entre elles, grâce à leurs bassins d’emplois attractifs, résistent mieux face à l’envolée des prix…

Même si les taux d’intérêts ont été au plus bas durant le mandat d’Emmanuel Macron, la hausse des prix de l’immobilier combinée à des salaires relativement stables ces cinq dernières années expliquent la perte de pouvoir d’achat observée par Meilleurs Agents. En effet, si les Français peuvent continuer de s’acheter un bien de plus de 60m² grâce à un revenu disponible médian équivalent à 2.525€ aujourd’hui, ils n’en demeurent pas moins vrai qu’ils doivent faire des concessions sur la surface : dans les onze plus grandes villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Bordeaux, Nice, Toulouse, Lille, Nantes, Strasbourg et Rennes), ils ont perdu en moyenne 6m² de pouvoir d’achat immobilier. Mais toutes les villes ne sont pas égales face à la baisse du pouvoir d’achat : si les Parisiens ne perdent que 1m², cela s’explique par une hausse des prix contenue (+19,9% en cinq ans) par rapport à la rémunération toujours très attractive (+10,4% sur la même période). A Nice (-2m²), Montpellier (-3m²) et Bordeaux (-3m²), la perte de pouvoir d’achat immobilier reste maîtrisée : le bassin d’emploi dans ces villes dynamiques a pu absorber la variation des prix de l’immobilier. A Marseille (-5m²), Lille (-6m²), Lyon (-8m²), Toulouse (-8m²), Strasbourg (-9m²), Nantes (-9m²) et Rennes (-14m²), une variation des prix de l’immobilier allant de +27,7% à +62,3% en cinq ans n’a pas été suivie par la hausse des salaires, faisant perdre aux acquéreurs l’équivalent d’une chambre.

L’augmentation des prix dans les grandes agglomérations ne s’est pas nécessairement accompagnée d’une hausse des revenus, ce qui explique les différences observées dans la chute du pouvoir d’achat“, précise Barbara Castillo-Rico, la responsable des études économiques chez Meilleurs Agents, dans un communiqué de presse. Fin 2021, ce constat de perte de superficie a aussi été observé sur les deux dernières années.

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