Illustration (COBEZE / Pixabay / ImmoPotam).

La Chine veut tester la taxe foncière dans certaines régions

Les parlementaires chinois ont voté ce week-end un texte permettant au gouvernement de mettre à l’essai la taxe foncière dans certaines régions du pays. L’objectif est de lutter contre la spéculation immobilière.

Face à de multiples réticences dans l’Empire du Milieu, la taxe foncière n’a jamais vraiment été mise en application, hormis à Shanghai et Chongqing. Mais depuis plus de deux décennies, lorsque l’accession à la propriété immobilière est devenue possible à la fin des années 1990, l’immobilier en Chine n’a eu de cesse de vivre une explosion des prix des logements puisqu’ils ont été multipliés par sept durant cette période, accentuant davantage les inégalités dans le pays. Pour y remédier, le gouvernement chinois souhaite modifier la fiscalité de l’immobilier, en ayant conscience des risques de contestations de la part des propriétaires qui se sont déjà massivement endettés pour payer leurs logements. En instaurant une telle mesure, les experts s’attendent à voir les prix baisser car de nombreux propriétaires n’auraient pas d’autres choix que de vendre leurs biens et aurait sans doute pour effet de calmer une demande toujours plus grandissante. Aussi, mettre en place une taxe foncière permettra de diversifier les sources de revenus dans les caisses de l’Etat : les ventes de terrains en faveur des promoteurs pour construire des logements neufs sera de moins en moins lucratives après les fiascos d’Evergrande et de Fantasia notamment

Nous devons promouvoir activement une législation pour une taxe sur l’immobilier et avancer le travail dans des zones pilotes“, remarque Xi Jinping, président de la république populaire de Chine et secrétaire général du Parti Communiste chinois, dans les colonnes de Qiushi, le bimensuel publié par le comité central du parti. Cependant, cette mesure ne serait pas forcément bien vue même parmi les hauts dirigeants du pays puisque certains d’entre eux sont déjà multi-propriétaires et ne seraient pas emballés à l’idée d’instaurer un impôt qui ne leur serait pas favorable… L’idée de construire davantage de logements sociaux serait une alternative pour limiter le risque de contestations et mieux réguler ce marché.

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