Illustration (Carsten Ten Brink / Flickr).

Côte d’Ivoire : Abidjan dresse un mur contre l’urbanisation sauvage

Chaque année, près de 300.000 hectares de forêts disparaissent en Côte d’Ivoire, dans ce pays qui en comptait 16 millions en 1960 contre 3 millions à présent. Le Parc National du Banco, qui est classé depuis 1929, est aujourd’hui très menacé à cause du comportement inapproprié de la population.

A Abidjan (Côte d’Ivoire), le Parc National du Banco (et ses 3.438 hectares) n’a de cesse de voir ses limites régulièrement grignotées par l’extension de la capitale. Le comportement irresponsable de la population commençait à irriter Alain-Richard Donwahi, le ministre des Eaux et Forêts ivoiriennes, qui avait déjà fait part de sa vive inquiétude : trop de riverains se rendent au parc pour abattre des arbres ou pour chasser des animaux. Celui-ci est régulièrement victime d’incendies à cause d’automobilistes qui jettent leurs mégots en longeant la voie express à proximité. Dans d’autres cas, le Parc National du Banco sert aussi de refuge pour les évadés à cause de sa proximité avec la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Pour remédier à tous ces désagréments, en plus de la vidéosurveillance, un mur long de vingt-cinq kilomètres délimitera, d’ici l’été prochain, ce parc au cœur de communes populaires. Les travaux, estimés à plus de 7,5 milliards de francs CFA (11,44M€), doivent être conjointement financés par le Japon (très sensible aux questions d’environnement et désireux de sensibiliser la population) en lien étroit avec le gouvernement ivoirien.

Pour éviter que ce poumon vert d’Abidjan ne disparaisse à cause de la déforestation et pour renforcer son assise foncière, nous avons érigé une clôture en béton“, annonce Adama Tondossama, directeur général de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), à l’AFP. L’entretien de cette grande forêt urbaine nécessite 200 millions de francs CFA (305.091€) chaque année afin de protéger la nappe phréatique pour l’approvisionnement en eau potable à Abidjan, disposer d’un potentiel de 600 hectares de forêts primaires et entretenir un arboretum de plus de 800 espèces de plantes supérieures originaires des régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

CAFPI, courtier en prêt immobilier et rachat de crédits

ImmoPotam collecte ses données et délivre une analyse auprès des sources qu'il considère les plus sûres. Toutefois, l'utilisateur reste le seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ce contenu n'a aucune valeur contractuelle et ne constitue en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité d'ImmoPotam ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun. Ainsi, l'utilisateur devra tenir ImmoPotam, ses annonceurs et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation.

Tout achat et investissement comportent des risques pour l'utilisateur susceptibles de remettre en cause l'équilibre économique de son opération (mensualités, conditions d'assurance, vacance du bien, variation du loyer, impayés, revente, frais de gestion, charges de copropriété, changement de la fiscalité, risque de perte en capital lors de la revente…). L'utilisateur doit apprécier ses engagements tout en mesurant les risques fiscaux, financiers et juridiques au regard de sa situation financière et patrimoniale. Le non-respect des engagements ayant bénéficiés d'une aide (PTZ, TVA réduite, Pinel…) et/ou d'une subvention (Action Logement, 1% logement…) entraîne(nt) la perte du bénéfice des incitations fiscales et peu(ven)t être récupérables.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.