Illustration (Nigel Dickinson / Fondapol / Flickr).

Pays basque : la maison de Bruno Le Maire prise pour cible

A Saint-Pée-sur-Nivelle (64), des membres d’EHBai ont organisé une action contre la maison de Bruno Le Maire pour qu’il revoit la fiscalité des résidences secondaires. Ils ont fini par obtenir un rendez-vous avec le ministre de l’Economie et des Finances.

La semaine dernière, des militants d’Euskal Herria Bai ont ciblé la maison familiale de Bruno Le Maire située à Saint-Pée-sur-Nivelle (Pyrénées-Atlantiques) pour lui rappeler que le droit d’avoir un logement passe avant celui d’en avoir deux. A cette occasion, le mouvement abertzale a ôté des tuiles du toit de la résidence secondaire du ministre de l’Economie et des Finances pour obtenir son attention. Ils ont ainsi pu décrocher un entretien téléphonique pour échanger sur la question du logement et la fiscalité des résidences secondaires. Ils demandent une majoration de la surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires (où l’on en recense près de 41.000 dans la moitié Nord du Pays basque), actuellement limitée à 60% et peu dissuasive pour les propriétaires de passage. L’action d’EHBai intervient au moment où le ministre de l’Economie et des Finances prépare le projet de loi de finance 2023 qui sera présenté aux parlementaires en fin d’année. S’il n’a pas apprécié la méthode utilisée, Bruno Le Maire aurait décidé de ne pas porter plainte contre les acteurs de cette intrusion.

Les élu.es locaux ont bien pris la mesure de l’urgence de la situation. Beaucoup sont prêt.es à prendre des mesures fortes. […] La plupart des mairies de la zone tendue ont aussi voté le taux maximal de 60% de la surtaxe sur les résidences secondaires. Il faut leur donner davantage de moyens pour qu’elles puissent reprendre la main sur cette situation hors de contrôle où les prix dérégulés explosent au détriment des habitant.es“, ont précisé les porte-paroles d’Euskal Herria Bai sur leur site officiel. En réhaussant la fiscalité sur les résidences secondaires, EHBai espère que cette manne financière sera redistribuée aux communes pour leur permettre d’acquérir du foncier et de proposer des logements sociaux à ses habitants qui ne peuvent plus se loger. La question des résidences secondaires dans le Pays basque est très clivante : pour permettre aux locaux de se loger à l’année dans des conditions décentes, la Communauté d’Agglomération du Pays Basque (CAPB) avait fait voter une mesure imposant aux bailleurs, pour toute location saisonnière, de proposer dans la même ville une surface équivalente à l’année mais le tribunal administratif de Pau a reporté ce dispositif à 2023.

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