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La réforme des APL, un calvaire pour les jeunes

Comme cela pouvait être prévisible, la réforme des Aides Personnelles au Logement (APL) fait plus de perdants que de gagnants, rendant les jeunes actifs en situation instable à chaque trimestre. La dépense budgétaire des APL devrait s’élever à 15,6 milliards d’euros en 2021 et concerne au moins 5,9 millions d’allocataires.

La réforme des Aides Personnelles au Logement (APL), qui a été mise en place en début d’année, commence à faire des dégâts sur ceux qui pouvaient espérer en bénéficier. S’il était possible initialement de bénéficier de cette allocation grâce à un calcul annuel et et sur la base des revenus déclarés deux ans auparavant (le Revenu Fiscal de Référence à n-2), la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF) réactualise désormais les droits tous les trimestres en tenant compte des revenus perçus au cours des douze derniers mois glissants. La conséquence rend la situation problématique pour tous les jeunes qui viennent à peine de rentrer dans la vie active et qui se retrouvent dans l’incertitude comptable d’un trimestre à l’autre. Pour le ministère du Logement, cette réforme a eu un impact négatif pour 29,6% de ses allocataires qui ont vu leurs aides diminuer et 6,6% d’entre eux ont même perdu leurs droits. Si le manque à gagner moyen est de 126 euros, 18% des bénéficiaires ont eu la chance de voir cette subvention augmenter plus légèrement (de 49 euros en moyenne).

Cette réforme a été rendue possible grâce au prélèvement à la source qui permet de connaître en temps réel le respect des conditions d’éligibilités pour chaque bénéficiaire en étant au plus près de la réalité. Si les personnes de moins de 25 ans ne sont pas éligibles au Revenu de Solidarité Active (RSA), le gouvernement est parvenu à maintenir le maintien de leurs droits au même niveau d’avant la réforme seulement s’ils bénéficient d’un contrat d’alternance. Or, beaucoup de jeunes de moins de 25 ans cherchent aussi à entrer sur le marché du travail : confrontés en début de carrière à des revenus précaires et évolutifs, et pour éviter de rajouter de la pauvreté à la précarité, ils souhaiteraient profiter du même soutien que les alternants, pour mieux gérer leur budget et avoir une meilleure visibilité au-delà du trimestre…

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