Illustration (Pierre Blaché / Pexels / ImmoPotam).

La Fondation Abbé Pierre craint un pic des expulsions

Pour la Fondation Abbé Pierre, les conséquences sociales sont bien réelles après une expulsion et les ménages qui ont vécu cette douloureuse expérience ont dû affronter d’autres galères, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Si 12.000 ménages ont été confrontés à une expulsion de leur location en 2021, la Fondation Abbé Pierre craint que l’année 2022 retrouve ses niveaux d’avant crise sanitaire et redoute l’éventualité qu’un record puisse être battu. En effet, depuis ce 1er avril, la trêve hivernale est terminée et il est désormais possible d’expulser son locataire sous décision de justice. Si 15.000 à 16.000 foyers se retrouvent régulièrement confrontés à une telle situation chaque année, l’accalmie constatée durant la période de Covid pourrait ne pas durer et même s’intensifier pour rattraper son “retard” administratif. Derrière les chiffres, la Fondation Abbé Pierre rappelle qu’il y a aussi des humains avec des drames de vie : 29% des enquêtés n’ont pas pu poursuivre leur activité professionnelle à cause de l’expulsion, 32% des ménages n’ont toujours pas de logement et vivent à l’hôtel ou chez un tiers et 43% des parents ont constaté un impact sur la scolarité de leurs enfants (décrochage scolaire, trouble du comportement, problèmes de concentration…).

Pour la Fondation Abbé Pierre, c’était important de comprendre et de montrer ce que sont devenus les ménages qui ont été expulsés de leur logement car on n’avait pas de réponse à cette question. L’étude nous montre que l’expulsion est un traumatisme qui dure et qui marque les personnes sur un temps long avec des conséquences négatives sur le logement, sur l’emploi, sur la santé, sur les relations sociales et sur la scolarité des enfants. La Fondation Abbé Pierre, et les partenaires associatifs qu’elle soutient, accompagne les personnes pour trouver des solutions de relogement, mais il faut à tout prix éviter l’expulsion qui fragilise durablement le parcours de vie des personnes“, explique Pauline Portefaix, chargée d’études pour la Fondation Abbé Pierre. Une plateforme a été mise en place depuis 2009 par la Fondation Abbé Pierre, Allô Prévention Expulsion, qui a permis d’écouter, d’informer et de conseiller plus de 17.000 personnes.

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