Illustration (981827 / Pixabay / ImmoPotam).

E.Wargon : “pas question d’en finir avec la maison individuelle”

Pointée du doigt pour avoir tenu un discours jugé clivant sur la maison individuelle, Emmanuelle Wargon a dû recontextualiser le fond de sa pensée.

Invitée cette semaine sur les ondes de RMC, Emmanuelle Wargon, la ministre déléguée au Logement, a pu aborder la question de la maison individuelle, qui reste le logement idéal pour beaucoup de Français. Durant son intervention, elle a pu dresser un constat autour des espaces, de la tranquillité, du confort et de la proximité, tout en remettant en cause le modèle des années 1970-1980 où les lotissements étaient éloignés des centres-villes et de toutes les commodités qui vont avec (services publics, commerces, enseignement, transports…). En se basant sur une enquête d’opinions menée auprès de 5.000 personnes, et pour lutter par cette forme d’isolement, elle s’est interrogée quant à la place de la maison individuelle en proposant d’autres alternatives. Or, si sa réflexion peut être louable, elle semble oublier que le choix de la maison individuelle peut aussi être réfléchi et consenti justement pour cette volonté d’isolement : tout le monde n’a pas forcément envie de se retrouver en centre-ville avec toutes les contraintes et nuisances que cela peut entraîner. Face à ces deux visions, s’en est alors suivi une vision d’oppositions quant à la place de la maison individuelle dans nos villes, nécessitant une mise au point de la principale intéressée…

Je le répète très clairement : il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle. Je regrette la caricature faite de mes propos, qui ne reflète pas la teneur de mon discours prononcé hier. Oui, les Français rêvent de la maison individuelle car c’est une promesse de confort, d’espace et de tranquillité. Personne ne veut les en empêcher ni les en dissuader. Mais ils sont aussi en demande de services de proximité. Les lotissements en périphérie des villes rendent difficile l’accès à ces services et peuvent contribuer à un sentiment d’exclusion. Il faut donc repenser nos modèles d’urbanisme. L’opération ‘Habiter la France de demain’ a été pensée pour dépasser cette contradiction. Elle met en valeur d’autres modèles d’habitat, plus durables et plus agréables à vivre, qui pour beaucoup existent déjà en France et se développent en complément de l’offre actuelle. Les maisons individuelles y ont toute leur place : maisons de ville reliées aux transports, fermes transformées en logements sans empiéter sur les terres agricoles, bâtisses rénovées pour revitaliser le centre-bourg des villes moyennes, quartiers pavillonnaires bien desservis. Face à cette crise du lien social et à l’urgence écologique, ceux qui ne veulent rien changer voudraient faire croire que l’on peut étendre la ville à l’infini en empiétant sur la nature“, a fait savoir Emmanuelle Wargon sur son compte Twitter hier soir. En réalité, derrière ces réactions sur la maison individuelle, se cache surtout un frustration face aux prix du marché, privant d’accès au logement un grand nombre de Français et contraignant les acquéreurs à toujours payer plus cher pour devenir propriétaires sans forcément retrouver plus de confort comme (surfaces habitables, extérieur…).

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