Illustration (jorgegarciaargazkiak / Freepik / ImmoPotam).

Arrêté anti-Airbnb : les habitants contestent la suspension

Dans les vingt-quatre villes du Pays basque concernées par l’arrêté anti-Airbnb*, la décision du tribunal administratif de Pau suspendant une réglementation instaurée par la Communauté d’Agglomération du Pays Basque (CAPB) ne passe pas. Plusieurs habitants locaux se sont réunis pour faire entendre leurs voix.

Pour permettre à ses habitants à l’année d’avoir une chance de se loger décemment dans vingt-quatre communes du Pays basque*, la Communauté d’Agglomération du Pays Basque (CAPB) avait prononcé le 5 mars dernier un arrêté visant à limiter les locations saisonnières très prisées sur les plateformes Airbnb et Booking. Saisi début mai par un collectif d’une soixantaine de requérants (propriétaires et sociétés de conciergerie), le tribunal administratif de Pau (Pyrénées-Atlantiques) a décidé de suspendre cette réglementation qui devait entrer en vigueur au 1er juin 2022. Si le tribunal estime qu’un doute sérieux existerait sur la légalité de cette délibération du CAPB, cette suspension permet aux bailleurs de pouvoir mettre leurs biens en location touristiques dès cet été, sans contrainte en attendant une délibération qui n’interviendra pas avant 2023. Dans cette réglementation souhaitée par la CAPB, les bailleurs devaient proposer un bien équivalent sur le marché locatif (même taille et même ville).

Nous demanderons à la CAPB de continuer à faire preuve de la même détermination qu’elle a manifestée le 5 mars dernier. Nous l’appelons à monter au créneau par tous les moyens pour stopper définitivement le tsunami Airbnb qui emporte avec lui nos logements, et pour en regagner le maximum : recours devant le conseil d’Etat, nouvelle délibération, refus de toute autorisation de changement d’usage quand le règlement de copropriété n’autorise pas explicitement la destination commerciale des logements…“, a pesté cette semaine l’association Vivre Et Se Loger Au Pays / Espekulazioari Ez sur sa page Facebook. Pour rappel, l’Agence d’Urbanisme Atlantique et Pyrénées (AUdAP) avait noté que le nombre d’hébergements de courtes durées avait augmenté de 130% entre 2016 et 2020.

*Ahetze, Anglet, Arbonne, Arcangues, Ascain, Bassussarry, Bayonne, Biarritz, Bidart, Biriatou, Boucau, Ciboure, Guéthary, Hendaye, Jatxou, Lahonce, Larressore, Mouguerre, Urrugne, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Pierre d’Irube, Urcuit, Ustaritz et Villefranque.

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