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Logement neuf : François Jolivet demande des mesures exceptionnelles

Pour le député François Jolivet (Horizons), il est urgent que l’Etat lance des mesures fortes pour sauver la production de logements neufs dès 2024. Si rien est fait, il redoute une catastrophe sur le logement, le crédit, la fiscalité et l’emploi.

François Jolivet, député de l’Indre (Horizons) et vice-président de la commission des Finances à l’Assemblée Nationale, a remis un rapport cette semaine et se montre inquiet pour la production de logements neufs. Si le projet de budget 2024 a pu être adopté la semaine dernière en première lecture par les députés, il estime que les mesures budgétaires restent insuffisantes pour répondre à la crise nationale de la production de logements neufs. Entre un volume de ventes en dégringolade (appartements et maisons), la hausse des matières premières et des coûts de construction, les problèmes de solvabilité rencontrés par les potentiels acquéreurs et la difficulté à obtenir une offre de prêt : la puissance publique (Etat et collectivités locales) va être elle aussi en difficulté d’un point de vue comptable. A cause d’un volume de ventes en baisse, il estime que l’Etat va se retrouver avec quatre milliards de recettes fiscales en moins rien que pour la collecte de la TVA et les départements vont percevoir beaucoup moins de Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO). Pour ne rien arranger, il redoute que 180.000 emplois soient supprimés en 2024 rien que dans la filière de l’immobilier. Pour toutes ces raisons, il réclame un plan de sauvetage en urgence pour la production de logements neufs.

Après plusieurs mois de travail, je remets aujourd’hui mon rapport d’évaluation sur les crédits du logement et de l’hébergement. Oui, la situation est grave et commande de prendre des mesures exceptionnelles pour soutenir la construction (ou la réhabilitation) de logements“, admet François Jolivet, le député de l’Indre (Horizons), sur son compte X (Twitter). Ces derniers mois, l’Etat a conclu plusieurs accords avec la Caisse des Dépôts & Consignations (CDC) et Action Logement pour venir en aide aux promoteurs en leur rachetant les stocks invendus. Sans action forte de la part du gouvernement, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) redoute la destruction de 135.000 postes d’ici 2025.