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Le bois est-il l’avenir de l’immobilier ?

A l’heure où la question du respect de l’environnement est capitale dans l’immobilier d’aujourd’hui, le bois peut avoir une place plus importante dans les constructions de demain. Mais ce matériau est-il vraiment viable ?

Avec la mise en application de la Réglementation Thermique 2020 (RE2020) au 1er janvier 2022, les constructeurs et promoteurs immobiliers n’auront pas d’autres choix de se montrer plus soucieux de l’environnement et devront intégrer de plus en plus le bois dans leurs réalisations. Ces derniers mois, de plus en plus de chantiers ont laissé le bois s’exprimer, aussi bien dans les bureaux que des projets d’envergures destinés au résidentiel. Aujourd’hui, tous les promoteurs s’accordent à intégrer de plus en plus le bois, au détriment du béton, définissant une stratégie bas carbone en plein essor. Icade, Kaufman & Broad, Vinci Construction, BNP Paribas Immobilier, Woodeum, Eiffage Construction parmi tant d’autres : tous se préparent à mettre en avant le bois mais tous doivent faire face aux mêmes problématiques. Si le bois peut se retrouver dans tous types de constructions, l’aspect technique atteint vite ses limites sur les immeubles de grandes hauteurs, notamment pour des contraintes de normes face au feu et l’isolation acoustique.

Si la volonté est bien réelle, la filière n’est pas encore assez organisée. La France a beau être le quatrième pays le plus boisé d’Europe, il n’est pas rare de retrouver sur les chantiers du bois venu de Scandinavie, de Sibérie et d’Europe centrale ou orientale (des pays à l’image de la Suède où ce type de constructions est fréquent), alourdissant sensiblement le bilan carbone au moment de l’acheminement et réduisant de facto l’intérêt écologique de recourir à ce matériau. Le bois est aussi confronté à un problème de performance puisque les normes ont jusqu’alors étaient pensées pour le béton, obligeant à multiplier l’assemblage de couches pour atteindre une isolation satisfaisante. Enfin, face à un engouement sur le bois et à la pénurie de certains matériaux, tous les critères sont réunis pour faire envoler les prix des matières premières. L’espoir reste de mise puisque promoteurs et constructeurs sont persuadés que lorsque l’acquisition du savoir-faire et la réduction des coûts seront maîtrisés, le bois saura trouver toute sa place dans l’immobilier du futur. A voir si le bois, qui génère aujourd’hui des coûts de constructions 8% plus élevés que le béton, saura séduire tous les acteurs de l’immobilier car si l’argument écologique intéresse le plus grand nombre, l’aspect comptable ne doit pas être marginalisé…

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