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3T-2021 : la vente de logements neufs loin d’être suffisante

Le nombre de logements neufs réservés au 3ème trimestre 2021 est à un niveau excessivement bas et, pour ne rien arranger, le nombre de logements neufs mis sur le marché est encore plus bas. Le marché du résidentiel neuf pourrait se tendre davantage les prochaines semaines.

Entre le 1er juillet et le 30 septembre 2021, selon le ministère de la Transition Ecologique, 21.718 logements neufs ont été réservés en France (c’est-à-dire avec le dépôt d’une pièce comptable avant la signature de l’acte authentique chez le notaire) et marque une baisse de 26% par rapport au trimestre précédent (29.491 logements neufs). Si l’on met de côté le 2ème trimestre 2020 qui a été frappé par les mesures drastiques du premier confinement, il s’agit du chiffre le plus catastrophique pour la Vente en l’Etat Futur d’Achèvement (VEFA) depuis les quatre dernières années. Pour mieux comprendre l’étendue des dégâts, il suffit de comparer ces chiffres par rapport au 3ème trimestre 2020 et ses 23.792 logements neufs réservés et, surtout, ceux d’avant Covid où 27.030 logements neufs avaient été réservés au 3ème trimestre 2019.

Pour mieux comprendre ces mauvais chiffres, les promoteurs immobiliers assurent qu’ils rencontrent toutes les difficultés pour commercialiser de nouveaux programmes, mettant la faute sur les maires qui tardent à valider des permis de construire depuis les dernières élections municipales. Pour preuve, au 3ème trimestre 2021, seulement 20.600 nouveaux logements ont été mis sur le marché, soit 1.118 de moins que ce qui a été réservé sur la même période, rendant l’offre encore plus rare… Au plus haut sur les quatre dernières années, au 3ème trimestre 2018, il était recensé 108.179 logements neufs sur le marché contre 88.332 à présent (-18% en trois étés). Tout l’enjeu pour le gouvernement de Jean Castex et d’Emmanuelle Wargon sera de redynamiser ce secteur, en s’appuyant sur les recommandations de François Rebsamen (partie I & partie II) ou en soutenant des mesures fiscales incitatives (PTZ, Pinel…), car les Français ont toujours besoin de bien se loger et que les conditions bancaires leurs sont toujours très favorables

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