Illustration (George Becker / Pexels / ImmoPotam).

Ollainville (91) : les propriétaires sont-ils des parasites ?

Depuis que Le Parisien a révélé la mésaventure de deux familles se revendiquant propriétaires d’une maison à Ollainville (91), les réseaux sociaux se divisent avec le hashtag #LesPropriosSontDesParasites. Comment une banale histoire de squat s’est transformée en une affaire d’Etat ?

Le mois dernier, lorsque l’affaire éclate au grand jour par l’intermédiaire du Parisien, on y découvre dans un premier temps une énième histoire de squat, comme on pourrait en narrer des kilomètres chaque jour. Cette fois-ci, l’histoire démarre à Ollainville (Essonne) et on y apprend qu’une nièce a hérité de la maison de la discorde au décès de sa tante et qu’elle l’a mise en vente par l’intermédiaire d’une agence immobilière locale. Régulièrement squatté, le professionnel de l’immobilier propose à un prix très attractif ce pavillon à Elodie et Laurent, un couple du Val-de-Marne, qui ont conscience de réaliser une belle affaire (au moins sur le plan comptable) malgré une occupation illégale. Sur leur acte notarié de mars 2022, il est même indiqué la mention “occupation sans droit ni titre” pour justifier du prix de vente très compétitif en contrepartie de la longue procédure administrative que l’on retrouve dans pareille situation. Pour les propriétaires légitimes, s’ils ont toujours admis qu’ils savaient que la maison été squattée, ils ignoraient qu’il y avait une famille avec cinq enfants dans leur nouveau pavillon. Pour tenter d’arranger la situation, certaines versions laissent entendre que les squatteurs leur auraient demandé de l’argent pour partir (avec des sommes allant de 2.000 euros à 10.000 euros) alors que les squatteurs prétendent le contraire. La situation n’évoluant pas, les esprits se crispent de chaque côté jusqu’au jour où le couple du Val-de-Marne décide d’organiser un barbecue en mai 2022 pour fêter leur emménagement avec des amis costauds et casqués (car il seraient venus en deux-roues). La situation étant sous tension, la famille de squatteurs vit dans la peur et une main courante est déposée pour expliquer l’escroquerie. De son côté, Elodie et Laurent contactent la rédaction du Parisien en juin 2022 pour expliquer leur calvaire et le préfet, par l’intermédiaire de Gérald Darmanin (ministre de l’Intérieur), se saisit du dossier pour expulser la famille et en faire un symbole politique.

Depuis un mois, la famille de cinq enfants vit d’hôtel en hôtel et Saber, le père, finit par prendre la parole pour donner sa version. Arrivé en France en 2017, après être passé par l’Italie en bateau, il enchaîne de nombreux contrats dans le BTP sans être déclaré. Soucieux de s’intégrer et de ne plus vivre en colocation avec sa famille, il fait la rencontre d’un certain Issam lui aurait vendu la maison pour 120.000 euros (77k€ payés en espèces, le reste par virement) et un contrat de gré à gré aurait été signé en août 2021 entre les deux parties, comme cela se fait en Tunisie. Pour payer un tel montant sans prêt bancaire, ce travailleur précaire le justifie par la revente d’un terrain en Tunisie et les revenus de ses chantiers. Pour lui, bien qu’il ignore les règles en France, il estime être dans son bon droit puisqu’il est rentré dans le pavillon par la grande porte avec les clés qui lui avaient été remises par le précédent “propriétaire”. Lors de son emménagement, il découvre que la maison est déjà squattée mais accepte d’héberger temporairement les intrus en échange de quelques travaux de jardinage, le temps qu’il s’installe. Dans la foulée, Saber explique que ses enfants ont même pu être scolarisés à partir de novembre 2021. Le soir de son départ, Saber, avec un ami qui l’aide à charger un camion, est agressé par une dizaine de personnes masquées qui les gazent, les frappent et dégradent le camion (avec deux jours d’interruption totale de travail). Depuis, entre ces deux versions, les réseaux sociaux se divisent pour savoir quel propriétaire serait le plus malhonnête…

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