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Le patrimoine religieux de plus en plus menacé en France

Dans un rapport publié par le Sénat, il apparaît que 2.500 à 5.000 édifices religieux sont menacés d’être abandonnés, vendus ou détruits d’ici 2030. Pour les préserver, plusieurs recommandations ont été formulées et concernent quasi exclusivement des cultes catholiques pour des raisons historiques.

A la demande de plusieurs élus locaux désemparés par la dégradation de leur patrimoine religieux sur leur territoire, le Sénat a mis en place une mission de contrôle pour faire un point sur l’état du patrimoine religieux, les menaces qui pèsent sur sa préservation et les moyens pour contribuer à sa sauvegarde. Si la France recense quelques 100.000 lieux de culte sur son sol, le plus important d’Europe derrière l’Italie, plus de 40.000 édifices religieux sont la propriété des communes et 15.000 édifices sont protégés au titre des Monuments Historiques. S’il est difficile de dresser un inventaire complet du patrimoine religieux, l’état sanitaire reste globalement correct mais trois menaces pourraient faire craindre une dégradation rapide comme la sécularisation croissante de la société, les contraintes budgétaires des communes et les regroupements paroissiaux entre les intercommunalités. Tout l’enjeu consiste donc à valoriser ce patrimoine pour éveiller l’intérêt du public, générer davantage de retombées économiques et rendre les charges d’entretien plus supportables pour son gestionnaire. Ainsi, plusieurs recommandations ont été formulées comme lancer une opération nationale d’inventaire du patrimoine religieux permettant de disposer d’une cartographie précise de ce patrimoine sur l’ensemble du territoire, dresser un inventaire du patrimoine mobilier pour lutter contre le trafic de biens culturels et mettre en place une protection (visant à les valoriser et les restaurer), adopter un plan national en faveur de la préservation du patrimoine religieux en péril, recourir aux conseils d’architecture et d’urbanisme pour évaluer l’état du patrimoine religieux et trouver des solutions pour chaque édifice, proposer au niveau local des outils visant à conservant préventivement son patrimoine religieux, garantir l’ouverture du patrimoine religieux (l’usage favorisant la préservation), améliorer la mise en valeur du patrimoine mobilier culturel au sein des édifices, développer un parcours de visites touristiques et favoriser l’usage partagé des édifices culturels.

Véritables biens communs, la valeur de ces édifices n’est pas seulement spirituelle, mais aussi historique, culturelle, artistique et architecturale. Ils structurent les paysages. Ils définissent l’identité des territoires. Ils sont des vecteurs de transmission de la mémoire locale comme nationale. Ils contribuent à la qualité du cadre de vie“, remarque la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat dans son rapport d’information sur l’état du patrimoine religieux. Aujourd’hui, si 500 édifices sont fermés et que le culte n’est plus célébré, L’Observatoire du Patrimoine Religieux redoute que ce soient jusqu’à 5.000 édifices qui pourraient être menacés d’ici 2030 si rien ne change.

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