Illustration (WiR_Pixs / Pixabay / ImmoPotam).

La Covid-19 stimulerait les prix de l’immobilier dans le monde

Si la crise du coronavirus a longtemps pesé sur de nombreux secteurs de l’économie, ses effets commencent à se mesurer concrètement et devraient se ressentir sur les prix de l’immobilier. En effet, de nombreux indicateurs laissent à penser qu’une hausse significative des prix est à prévoir…

Il semble désormais acquis que la pandémie mondiale de la Covid-19 va provoquer une explosion des prix de l’immobilier dans le monde. Les analyses les plus pessimistes faites par les experts de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) vont même jusqu’à s’inquiéter pour la stabilité financière. En un an, parmi les quarante pays suivis par l’OCDE, seulement deux d’entre eux ont connu une baisse marginale des prix des logements au début de l’année 2021 (le Chili et l’Italie). Toujours selon l’OCDE, la France a connu une hausse des prix des logements de 4,38% en un an là où la zone euro est à 4,52%. Les taux d’intérêts historiquement bas partout dans le monde, la capacité des ménages à épargner massivement durant le(s) confinement(s) et la volonté d’avoir plus d’espace pour s’adapter au télétravail sont des premiers éléments pour comprendre cette flambée des prix globalisée de l’immobilier.

Si une hausse des prix mondialisée de l’immobilier peut être valorisante pour les actuels propriétaires qui seront convaincus d’avoir réalisée la bonne affaire en achetant tôt et incitative pour ceux qui rêvent de le devenir à court terme à travers un effet d’aubaine, la Banque des Règlements Internationaux (BRI), l’équivalent de la banque des banques centrales, redoute qu’une excitation des prix de l’immobilier combinée à des taux d’intérêt bon marchés contribuent à la création d’une bulle spéculative incontrôlée. Rien que sur le premier trimestre 2021, les prix de l’immobilier ont augmenté de 8,17% par rapport à l’année précédente dans le groupe des pays les plus riches de l’OCDE, soit la plus forte hausse enregistrée sur les trente dernières années…

Si cette hausse des prix s’explique par le caractère exceptionnel d’une pandémie mondiale, il ne faut pas oublier que ce constat était déjà vrai avant la crise sanitaire, notamment à travers un foncier toujours plus rare et des coûts de construction de plus en plus élevés. Si beaucoup de pays ont pu accompagner leur économie durant cette période inhabituelle avec des aides en faveur des entreprises, la mise en place d’un chômage partiel pour les salariés privés d’activité ou la prolongation de minimas sociaux pour ceux qui en dépendent, il convient de rappeler que ces pansements ont vocation à se retirer au fur et à mesure que le coronavirus se retrouve derrière nous. C’est d’ailleurs grâce à cette main protectrice que les banques ont vu le nombre d’insolvabilité de leurs clients diminuer en 2020 par rapport à l’année précédente. Que se passera-t-il quand on enlèvera cette bouée de secours à tous ceux qui ont la tête sous l’eau ? Le marché va se réajuster naturellement avec des insolvabilités qui redémarreront, apportant un risque plus élevé pour les banques qui devront revoir à la hausse leurs taux d’intérêt ? Comme pour tout marché, l’enjeu sera de trouver un équilibre entre une demande toujours forte et une offre encore plus rare…

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