Illustration (alexjuillard / Pixabay / ImmoPotam).

L’UNPI pointe du doigt l’envolée de la taxe foncière

Si la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales semble arranger les finances de nombreux ménages, il ne faut pas oublier que la très forte hausse de la taxe foncière ces dernières années n’est pas sans conséquence sur le budget des 32 millions de ménages concernés…

Dans une étude menée annuellement par l’Union Nationale de la Propriété Immobilière (UNPI), il en ressort que la taxe foncière a bondi en moyenne de 27,9% en une décennie alors que l’inflation a augmenté de 8,9% et les loyers de 9,7% sur la même période. Pour l’association, ce constat s’explique principalement par la mise en place d’une nouvelle taxe à partir de 2015, la taxe pour la GEstion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI / taxe inondations), et la fin de la taxe d’habitation sur les résidences principales qui, bien que que le manque à gagner doit être compensé par l’Etat, incite les collectivités locales (villes et départements) à stimuler la taxe foncière puisqu’elles ont encore la main sur ce levier. Des villes comme Nantes (+38%) ou Villeurbanne (+37%) sont les plus impactées par la hausse de la taxe foncière entre 2010 et 2020. En 2020, la ville d’Angers, qui plaît aussi bien aux familles, qu’aux étudiants et aux investisseurs, a vu son taux exploser de 56%, soit la plus forte hausse de l’année…

En dix ans, soit entre 2010 et 2020, la hausse atteint 27,9% ! C’est, là encore, trois fois plus que l’inflation ou l’évolution des loyers. Elle va bien au-delà de la majoration de 14,2% des valeurs locatives sur la période. […] Ces reports sur la taxe foncière sont palpables. Mais les propriétaires sont davantage inquiets encore à l’idée que les collectivités préfèreront augmenter les taux qu’ils peuvent encore manier que de dépendre des dotations promises par la loi pour compenser les pertes de taxe d’habitation“, déplore l’UNPI dans son étude annuelle publiée cette semaine. Au final, en 2020, les quelques 32 millions de propriétaires immobiliers ont payé 35,3 milliards d’euros de taxe foncière sur les propriétés bâties, soit 50% de recettes supplémentaires en dix ans…

Retrouvez la dernière étude complète de l’UNPI

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