Illustration (NC / Pixabay / ImmoPotam).

Le nouveau DPE ne rassure toujours pas les professionnels

Si le nouveau Diagnostic de Performance Energétique (DPE) est à nouveau d’actualité pour les logements construits avant 1975, la situation ne convient toujours pas aux professionnels de l’immobilier qui se demandent comment les propriétaires-bailleurs vont pouvoir engager d’importants travaux de rénovation sans soutien financier et mesures incitatives de la part du gouvernement.

Alors que les enjeux climatiques sont dans toutes les bouches, surtout en cette période de COP26 où le monde a les yeux braqués vers Glasgow (Ecosse), le nouveau Diagnostic de Performance Energétique (DPE) redevient d’actualité depuis ce 1er novembre pour tous les logements construits avant 1975. Depuis ce lundi, la méthode de calcul a pu être révisée après plus d’un mois d’attente et les diagnostiqueurs sont sur le point d’obtenir une indemnité forfaitaire (de l’ordre de 90-100€) de la part du gouvernement afin de rééditer tous les diagnostics caducs qui avaient pu être faits entre le 1er juillet et mi-octobre 2021. Toutefois, la situation est loin de convenir aux professionnels de l’immobilier puisque cette nouvelle étiquette verte risque de mettre à mal le marché du locatif privé : les propriétaires-bailleurs préfèreront probablement vendre leur logement (et donc de mettre un congés à leur locataire) plutôt que d’engager d’importantes dépenses de rénovation. En effet, les pires les passoires thermiques ne pourront plus être mises en location à partir de 2025 (classe G), 2028 (classe F) et 2034 (classe E).

Des obligations fortes pour le parc locatif sont votées. Madame Wargon, comment inciter nos bailleurs à faire les travaux plutôt qu’à vendre ? Je déplore l’absence de mesures budgétaires pour accompagner les bailleurs à la hauteur de ce qui est exigé d’eux. Il est urgent d’agir“, a pesté Jean-Marc Torrollion, le président de la Fédération NAtionale de l’IMmobilier (FNAIM), sur Twitter ce lundi. Si cette réforme va à son terme, ce sont plus de quatre millions de logements qui devront être rénovés d’ici 2034, l’équivalent du tiers du parc locatif privé en France, et ce n’est pas ce qui est proposé avec MaPrimeRénov’ et autres dispositifs favorisant les travaux de rénovation qui semblent répondre suffisamment aux attentes des bailleurs…

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