Illustration (UschiL / Pixabay / ImmoPotam).

La BCE veut généraliser les taux variables aux banques françaises

Si l’immense majorité des crédits immobiliers sont souscrits en France avec des taux fixes, la Banque Centrale Européenne cherche à inciter les établissements bancaires français à appliquer des taux variables dans le cadre d’un crédit immobilier.

Si les professionnels du monde bancaire pointent régulièrement du doigt la question du taux d’usure et de sa méthode de calcul gérée par la Banque de France, il se pourrait bien qu’un nouveau combat s’offre à eux dans les jours à venir. En effet, la Banque Centrale Européenne (BCE) serait très favorable à ce que les établissements bancaires généralisent davantage les taux variables dans le cadre d’un prêt immobilier alors que la norme française est de proposer des taux fixes. Si ce mécanisme peut expliquer en partie la crise économique qui a frappé les Etats-Unis en 2008, la BCE voit le taux variable comme un outil pour transférer le risque financier sur les particuliers, avec l’avantage d’être accessible pour les ménages ayant des revenus plus restreints. Le crédit variable, qui comme son nom l’indique permet aux banques de proposer un taux d’intérêt évoluant en fonction de la durée du crédit, est habituellement indexé sur le taux EURIBOR (le taux d’intérêt moyen auquel les établissements financiers se prêtent de l’argent sur le marché interbancaire de la zone euro). Ce mécanisme est surtout beaucoup plus intéressant pour les banques puisque leur rentabilité suit les aléas du marché. A l’inverse, le taux fixe est bien souvent à perte pour les banques (car en-dessous des taux directeurs de la BCE) mais elles finissent malgré tout par s’enrichir en proposant toute une multitude de services annexes (comptes épargnes, frais de gestion, assurances…).

Ces taux varient en fonction de la situation économique et de l’inflation. Ils peuvent mettre en danger les particuliers en cas d’augmentation fulgurante et entraîner une déferlante de défauts de remboursement. Ce n’est pas notre modèle français, unique et protecteur“, estime un responsable de la Fédération Bancaire Française (FBF) au Parisien. Si la BCE veut généraliser le taux variable partout dans la zone euro, en Espagne, où un quart des prêts immobiliers sont soumis à ces taux variables, le gouvernement a dû conclure un accord avec les banques ibériques pour sécuriser la charge financière d’un million de ménages qui se trouvent eux aussi confrontés à la nette hausse des taux d’intérêts ces dernières semaines et qui peinent à honorer leurs échéances.

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