Illustration (jcomp / Freepik / ImmoPotam).

5 questions à… Alicia Rigonat

Avec une reconversion réussie trois ans plus tôt en tant que courtière en prêts immobiliers, Alicia Rigonat se montre très confiante pour ses clients malgré les restrictions imposées par le HCSF et la remontée des taux. L’activité immobilière reste dynamique et est convaincue de pouvoir continuer à trouver des solutions malgré une conjoncture moins favorable. En tout cas, c’est ce qu’elle observe en étant dans une agence basée en Ile-de-France.

Après plusieurs confinements, le nombre de transactions n’a jamais été aussi élevé en 2021. J’imagine que, dans une autre mesure, cela a dû être utile pour votre activité de courtière…

Oui, évidement nous avons constaté une augmentation des volumes de financement dans une dynamique portée par les citadins de se rapprocher de la nature et de bénéficier de plus d’espace dans leurs logements.

Quelle serait la plus belle rencontre que vous ayez faite professionnellement ?

Mon premier client pour qui j’ai trouvé un financement complexe pour financer sa résidence principale, projet qu’il souhaitait réaliser depuis plusieurs années. Je ne l’oublierai jamais, ce fût une rencontre chargée de sens pour lui et pour moi.

On a beaucoup entendu parler du Haut Conseil de la Stabilité Financière (HCSF) et de conditions plus drastiques pour obtenir un financement. Que pensez-vous de ces changements ?

Cela a rendu le financement du locatif plus difficile, compte tenu du seuil du taux d’endettement, et a lissé le marché de la résidence principale, notamment à cause de l’exigence d’apport personnel. Nous continuons de bénéficier malgré cela de conditions avantageuses et d’une capacité à sortir des normes à la marge.

Après une multitude de confinements, comment voyez-vous évoluer ce secteur d’activité ?

Toujours aussi bien ! Nous ne voyons pas de baisse d’activité à l’horizon. Travaillant principalement en “bouche à oreilles”, nous bénéficions d’un flux constant dû à la satisfaction de nos clients et de la qualité de notre service.

Vous êtes ministre du Logement dans un prochain gouvernement* : que feriez-vous en faveur de l’immobilier et du BTP ?

La problématique du logement réside sur le déséquilibre offre / demande. Le but est donc de stimuler la construction plus que l’acquisition en elle-même. Je continuerais les dispositifs d’aides à la primo-accession et en développerait de nouveaux autour de l’aide à la constitution du premier apport. En plus, je stimulerais l’investissement avec un appui par des lois de défiscalisation et de financements simplifiés dédiés uniquement au premier investissement locatif : cela permettrait d’avoir une hausse de la classe moyenne propriétaire, y compris sur du locatif, sans accentuer la situation actuelle où 11% des ménages détenant plus de 3 biens détiennent 46% du parc immobilier français.

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*L’interview a été réalisée avant l’élection présidentielle de 2022 : la réponse est dissociée de l’actualité et de tout partisanisme politique.

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