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Jacques Ehrmann veut “en finir avec les zones commerciales obsolètes”

De part ses fonctions au sein du groupe Altarea et auprès du Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC), Jacques Ehrmann émet une proposition qui pourrait rendre aux cœurs de villes leur attractivité, tout en apportant des terrains constructibles bien placés pour répondre aux besoins de logements.

Jacques Ehrmann, qui est à la fois le directeur général du groupe Altarea et le président du Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC), ne supporte plus ces zones commerciales en entrée de ville qui pullulent le long d’un axe routier majeur. S’il n’a pas manqué de le faire savoir sur LinkedIn, il estime que ces infrastructures ne sont pas dignes du prestige d’un territoire, comme cela pouvait être le cas par le passé, leur reprochant leur trop grand nombre, leur viciation, leur laideur et leur obsolescence symbolisant une décadence du siècle dernier qui n’a plus lieu d’être aujourd’hui. Sur le modèle de la prime à la casse connu dans l’univers de l’automobile, il suggère de le décliner pour les surfaces commerciales obsolètes, apportant ainsi un bénéfice social, environnemental, commercial et esthétique. Concrètement, cette mesure permettrait de répondre aux enjeux de la transition énergétique, de faire face à des besoins de logements sur des terrains bien desservis, de rendre l’entrée de ville plus agréable et de favoriser les commerces physiques dans les centres-villes face à l’essor du e-commerce… Pour cela, Jacques Ehrmann estime qu’une subvention publique de 1,3 milliard d’euros serait nécessaire afin d’accompagner les commerçants à se réinstaller dans les centres-villes et de permettre aux propriétaires de ces zones de bénéficier d’une compensation partielle le temps de la transition.

Ce sont des zones commerciales qui se sont développées de manière anarchique, le long des nationales qui rentrent dans les grandes villes. Un centre commercial, c’est un objet architecturé avec du service, du personnel, des règles d’heures d’ouvertures, des règles de fonctionnements, une qualité de services aux clients… Alors que là, c’est juste une succession interrompue sur des kilomètres de ce que l’on appelle des ‘boîtes à chaussures commerciales’, des années 1960-1980, qui se sont développées de manières anarchiques. Ca, c’est un paysage moche. C’est aussi un mauvais usage de foncier déjà artificialisé. Ce sont aussi des passoires thermiques au sens énergétique puisque ce sont des bardages métalliques qu’on chauffe l’hiver et qu’on refroidit l’été, qui ont de très mauvaises performances énergétiques. Aucune ne passera d’ailleurs les nouvelles règles du décret tertiaire qui rentre en application. Ca pose à la fois un problème de paysage, un problème environnemental, un problème social et sociétal parce qu’on peut faire mieux de ses terres artificialisées, notamment du logement social et du logement intermédiaire“, a précisé Jacques Ehrmann, président du Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et directeur général du groupe Altarea, lors de son passage sur BFM Business au début du mois. Pour parvenir au financement de cette mesure, Jacques Ehrmann suggère que la fiscalité du e-commerce soit alignée sur celle des commerces physiques et qu’une écocontribution à la livraison à domicile soit mise en place.

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