Illustration (Guilhem Vellut / Flickr).

Malakoff (92) : quel avenir pour la tour INSEE ?

En 2027, si tout se passe comme prévu, 1.800 agents des ministères du Travail et de la Santé s’installeront dans les anciens locaux de l’INSEE. Si le futur bâtiment n’est pas encore connu, certains regrettent déjà que la tour INSEE, située à l’entrée de Malakoff (92), puisse être détruite.

En 2015, les collaborateurs de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) ont quitté Malakoff (Hauts-de-Seine) pour se rendre dans la ville voisine de Montrouge. A l’époque, l’Etat envisageait tout simplement de revendre cette tour de quelques 40.000m² (répartis sur treize étages), construite en 1974 par les architectes Serge Lana et Denis Honegger. Immédiatement, la mairie de Malakoff s’était positionnée pour reprendre cette parcelle, sans véritable idée précise mais mesurant tout le potentiel de ces infrastructures en entrée de ville. Des études et plusieurs concertations publiques avaient été lancées pour discuter de l’avenir de ce quartier, n’excluant pas la possibilité de redessiner tout un périmètre et apporter un lien entre Paris et sa banlieue. Sauf que trois ans plus tard, l’Etat décide de conserver une partie de sa parcelle pour y installer 1.800 agents issus des services administratifs des ministères sociaux et des cabinets ministériels (réalisant chaque année au moins 25 millions d’euros d’économies de loyers et 15 millions d’euros de charges). Pour ne pas froisser les élus locaux et répondre aux besoins de ses habitants, l’Etat accepte tout de même de céder 40% de sa parcelle à la ville de Malakoff qui y déplace l’école Fernand Léger (maternelle et élémentaire). Or, entre la ville et l’Etat, les visions ne sont pas les mêmes : l’un préfère une tour plus haute pour gagner plus d’espaces au sol (ville) pendant que l’autre entend privilégier une organisation horizontale et grapiller 4.000m² d’emprises au sol (Etat). Or, même si la suite n’est pas encore arrêtée, il semble acté que la tour INSEE ne sera pas conservée en son état actuel puisqu’un permis de démolir a déjà été déposé et que les travaux devraient commencer à l’automne 2022.

Nous avons été plusieurs depuis 2018 à avoir signalé dans les réunions publiques qu’une démolition de ce bâtiment était un contre-sens écologique. Et une erreur sur l’aspect patrimonial. Cette tour porte un vrai potentiel de rénovation fonctionnelle. D’ailleurs, quasiment la même à Bagnolet, toujours de Lana & Honneger, est en cours de réhabilitation. Il serait intéressant que le ministère de la Transition Ecologique se positionne sur cette démolition-reconstruction d’une nouvelle barre le long du périphérique qui créera une barrière entre Paris et la banlieue à l’encontre de toutes les réflexions sur le Grand Paris, selon les hypothèses du programme du concours type PPP dont nous ne connaissons pas les équipes invitées à proposer un projet. Le minimum de décence aurait été d’attendre le résultat du concours avant de déposer ce permis de démolir“, regrette Pascal Chombart De Lauwe, professeur d’architecture et ancien président de l’association Architecture & Maîtres d’Ouvrage (AMO), sur son profil LinkedIn. Si aucun projet ne semble officiellement arrêté, la mairie de Malakoff pourra malgré tout garder un brin d’optimisme, elle qui craignait surtout que l’Etat cède son patrimoine au privé avec des ambitions farfelues et purement mercantiles, mais les amoureux de l’environnement pourront continuer de se demander quel serait l’intérêt de démolir un immeuble de moins d’un demi-siècle…

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